La banque mobile ou « mobile banking », au sens strict du terme, désigne les services financiers par téléphone portable, offerts par les banques. Il s’agit principalement dans ce cas de services de consultation de solde, de paiement de factures et de transfert d’argent.

Au sens large, le concept s’étend à l’ensemble des services financiers pouvant être offerts avec ou sans compte bancaire, via mobile, par tout établissement agréé à cet effet, par SMS ou via des applications sur smartphone.

Le mobile banking se base sur une carte (débit/crédit/prépayée), sur un portefeuille électronique(e-Money) ou sur un compte bancaire.

Plusieurs  opérateurs type start-up qu’on appelle les « FinTech » en particulier lancés par des opérateurs mobiles, répondent à un véritable besoin que les banques traditionnelles n’ont pas su anticiper.

D’après une récente étude de la Fédération Bancaire Française, 32% des français utilisent les services bancaires mobiles. En suède, ils sont 59 %, au Danemark 56 %. En Europe la moyenne est à 43 %.

En réalité, les banques ont besoin d’une solution de sécurité centrée sur la technologie mobile. Les cadres de sécurité mis en place pour la banque en ligne ne sont plus adaptés aux défis que représente la banque mobile.

Consciente de ces enjeux, l’ISO a publié en avril 2017, une nouvelle norme en cinq parties, l’ISO 12 812-1/5 : Opérations bancaires de base- Services financiers mobiles, laquelle norme fournit une plate forme technique pour que cette technologie s’étende, se développe et apporte des services bancaires efficaces et sécurisés à un nombre de personnes plus important que jamais.

Selon la Banque Mondiale, près de deux milliards d’adultes n’ont pas accès à des services bancaires formels alors qu’il y a trois fois plus de téléphones mobiles que de comptes en banque dans le monde.

L’accès aux services financiers offre de nombreux avantages. Il permet aux personnes et aux entreprises de  planifier leur vie, d’investir dans des domaines comme l’éducation et la santé, et d’accéder à l’assurance.

Il permet de limiter la domination des espèces dans les pays en développement et les problèmes qui en découlent et affaiblissent leur économie.

Dans le même sens, l’Union Européenne s’est dotée d’une réglementation normative sur les services de paiement à savoir la directive « DSP2 » : Normes techniques de réglementation permettant aux consommateurs de bénéficier de paiements électroniques plus sûrs et innovants, qui est entrée en application le 13 janvier 2018.

Cette directive déroule le tapis rouge pour les sociétés de technologie financière mobile, les FinTech.

Si l’Europe expérimente ces nouveaux services en complémentarité avec les banques, en Afrique par exemple, les acteurs du marché des télécommunications concurrencent le secteur bancaire, voire se substituent à lui, les villages étant de plus en plus couverts par les réseaux des télécoms alors que les banques ne sont souvent présentes que dans les grandes villes.

En Tunisie, le nouveau Gouverneur de la Banque Centrale a déclaré lors de son investiture au Parlement qu’il va tout faire pour lancer des services financiers innovants.

La première chose à faire serait d’activer la normalisation nationale sans plus tarder !

 

23 février2018

Sources : Fédération Bancaire Française

www.iso.org

www.enjeux.fr

La banque mobile et le défi de la standardisation

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